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[eBook] Désire-moi ! Sous l´emprise du milliardaire - Volume 1-3

  • Editions Addictives 8 Avril 2015

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Extrait 1. Ma bonne étoile - Mademoiselle, vous avez perdu quelque chose ! Je me retourne. J'aperçois une vieille dame qui brandit à bout de bras une carte ou un papier. Je suis déjà terriblement en retard et la dame est de l'autre côté du boulevard Saint-Michel que je viens de traverser. Elle agite son bras comme si elle voulait faire démarrer une course automobile. Pas le choix, j'y retourne. Pas le temps d'attendre le feu rouge, je m'engage sur la chaussée. Je fais de grands gestes avec les bras, autant pour m'excuser que pour ne pas me faire écraser par le flot des véhicules. Je lance de grands sourires à la cantonade, des petits clins d'oeil en espérant la clémence des automobilistes pour une pauvre jeune femme en détresse. Klaxons, crissements de pneus. Plus de peur que de mal. - Vous ne pouvez pas passer par les clous comme tout le monde ! me hurle le conducteur qui ne veut visiblement pas épuiser dès le lundi sa réserve de bonne humeur de la semaine. Je lui fais en retour un immense sourire... et lui tire la langue ! J'ai toujours pensé que l'humour pouvait faire taire les râleurs. Et... ça marche ! Le conducteur part d'un grand rire. Ça me laisse juste le temps de bondir sur le trottoir avec mes petits escarpins rouges, de lancer un « Merci beaucoup ! » à la vieille dame - je n'ai jamais vu un dentier aussi blanc, ma parole - et de galoper en sens inverse vers la fac. Le bruit de mes talons sur le trottoir résonne. Ces escarpins-là, je les adore. Ils vont avec tout, décontracté comme habillé, et comme ils sont rouges, ça met une petite touche de peps et de personnalité qui me ravit. Aujourd'hui, je porte un jeans avec revers, un chemisier cache-coeur couleur crème et... C'est pas vrai ! Mon talon s'est fiché dans une grille d'aération du métro. Je tire tant que je peux. Ça résiste. Crac ! Voilà tout le talon qui se barre. Mais qui m'en veut, aujourd'hui ? J'ai envie de hurler. Calmons-nous. Voyons l'heure. Non, en fait ne regardons pas l'heure, ça ne va faire que me stresser davantage. Je soupire. Lucie, ma fille, sois grande, sois maligne. Une seule solution : je retire mes chaussures. Coup d'oeil à droite, à gauche... C'est parti, pieds nus et escarpins à la main, à travers le Quartier latin. Les touristes me regardent de travers en se disant que ce doit être la dernière mode à Paris, et enfin, j'arrive devant l'immense porte en arche qui marque l'entrée de la Sorbonne. Je cours à travers les couloirs, direction le service d'architecture et le bureau de Rachel Kraft, tutrice pour ma thèse. L'entrée est au bout du corridor B, et je me jette sur la poignée comme un marathonien à la ligne d'arrivée. La porte s'ouvre dans un grand fracas de bois et j'entre en trombe dans la petite salle ocre et rouge. - Mademoiselle Lerner ! Ne vous a-t-on pas appris à frapper avant d'entrer ?, s'écrie Rachel. - Oh ! Madame Kraft, je suis vraiment désolée, je suis en retard, je n'ai pas... Je veux dire, enfin... Donc le rendez-vous, oui... Je... L'heure, vous savez... Je m'emberlificote en beauté, complètement essoufflée, mon cerveau en compote et mes pieds nus endoloris. Et là, je me rends compte que Rachel n'est pas seule. Un homme est à ses côtés. Je les ai dérangés en pleine conversation, mais lui n'a pas l'air aussi outré que ma tutrice. Et surtout, il est... ma-gni-fique ! J'en reste complètement muette. Il fait bien une tête de plus que Rachel. Les cheveux bruns, épais avec un mouvement artiste, inspiré. Les yeux un peu en amande, verts nacrés d'or et de noisette. Les pommettes saillantes et la mâchoire virile. Une belle carrure se devine sous son costume impeccable. Une main dans la poche et l'autre tenant quelques documents. Rachel reprend : - Oui, mademoiselle Lerner ? Avez-vous quelque chose à ajouter ? Je ne bronche pas, parfaitement subjuguée par l'allure de cet homme. - Mademoiselle Lerner ? Ma-de-moi-selle Lerner ? ! Rachel fait monter le ton, mais ses paroles semblent flotter dans l'air sans jamais atteindre mes oreilles. Je suis comme hypnotisée par le visage de ce type... Ce regard, cette bouche si ferme et virile, et pourtant si sensuelle... - Lucie Lerner ! ! En suis-je à devoir appeler la sécurité de cet établissement pour pouvoir terminer un rendez-vous professionnel tranquillement ? La voix de Rachel prend une modulation rauque et perçante. Enfin, le son parvient à mon cerveau et me réveille en une explosion de lucidité. - Ah ! Merde... Enfin mince ! Je veux dire... Pardon madame Kraft, je ne sais pas ce qui m'a... Je... Enfin... Je me sens devenir aussi écarlate que mes chaussures. Je baisse les yeux en espérant cacher ma honte et je prie juste pour que je ne sois pas aussi rouge que les escarpins que je vois dans mes mains à l'instant. Dans mes mains ! Quelle horreur ! Quelle honte ! Vite, je passe mes chaussures derrière mon dos comme lorsque, adolescent, on cache une cigarette devant ses parents.


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